Filming Ideology in Contemporary Hollywood Cinema

This course discusses the representation of ideology in the cinema of the United States after the end of the Cold War, in a depolarized and "post-ideological" world (S. Zizek, "Ideology in a post-ideological world"). With no more alternative utopias to explore, no ready-made enemy to fight, Hollywood turns its cameras on America's own power to manufacture consensual images and promote dominant thought models. By the late 1980s, a fringe of the film industry was questioning this so-called "ideological void" and taking as its subject what Debord called the "integrated spectacular" (1988). It focuses on the examination of more or less conscious collective objects, likely to shed light on the American psyche or at least to reflect its complexity.
This course focuses on the Aboriginal artistic renaissance which has taken place in Australia since the 1970s. By examining a diverse range of works coming from remote communities in the north and centre of the country, as well as from the main urban centres, we will try to understand to what extent traditional tribal concepts have been redefined to suit the cultural and political agendas of the postcolonial age. The course will show how exactly the epistemological foundations of Aboriginal culture have shifted under the influence of Western paradigms.

Combinant une approche à la fois historique et théorique, ce cours se propose d’interroger le tournant esthétique des années 1970 dans la production des films hollywoodiens. Cette époque du « New Hollywood » naît de la crise des grands studios et ouvre une parenthèse exceptionnelle de liberté et d’expérimentation, permettant à une nouvelle génération de jeunes cinéastes (notamment les « movie brats » : F.F. Coppola, Martin Scorsese, William Friedkin, Brian De Palma, Michael Cimino ; ou bien encore Arthur Penn, Jerry Schatzberg, Hal Ashby, Alan Pakula, Roman Polanski, Woody Allen et John Cassavetes) de pratiquer une « politique des auteurs », d’inventer une autre grammaire visuelle, de renouveler les codes de production (en privilégiant, par exemple, tournages en extérieur, acteurs inconnus, improvisation), et de subvertir aussi la morale et l’idéologie traditionnelles dans la violence et l’excès. Dans un contexte propice de contestation et de révolte de la jeunesse américaine (fin du mouvement des droits civiques, guerre du Vietnam), qui voit aussi l’abandon du code de censure Hays, émerge un cinéma pourvu d’une conscience politique aiguë, qui prend fait et cause pour les tenants de la marge, du radicalisme, de la méfiance à l’égard des institutions, et qui s’exprime dans des genres aussi divers que le road-movie, le néo-réalisme social ou bien le thriller paranoïaque.