Le cours a pour but l’analyse du développement de l’archéologie en tant que discipline, de sa « naissance », au sein de l’« antiquariat », jusqu'à nos jours. À travers l’examen des problématiques historico-culturelles et des contextes politiques et idéologiques de l’Europe moderne, l’archéologie sera mise en perspective sur plusieurs fronts : le rapport anciens / modernes entre rupture et continuité ; les répercussions des courants culturels qui se sont succédés (classicisme, positivisme, évolutionnisme, nationalisme) ; le rapport entre archéologie et ethnicité ; le rapport entre archéologie et cinéma ; l’archéologie comme instrument stratégique au service du pouvoir jusqu’à sa
transformation en discipline scientifique moderne épurée d’idéologies ; les stratégies de fouille au fil du temps.
L’outil technique « DAO » vise à fournir une première initiation à l’usage d’un logiciel de dessin vectoriel (Illustrator) en contexte d’études post-fouilles (mise au net de relevés, réalisation de cartes).
À partir de lectures de textes théoriques et d’analyses de cas, qui prennent en compte les méthodes mises en œuvre en sciences sociales ou dans des métiers de l'enquête qui se rapprochent de l'histoire (observation participante en ethnologie, enquête sociologique, journalisme d'investigation…), nous souhaitons fournir un certain nombre d’outils méthodologiques et heuristiques concernant les conditions pratiques de l’enquête de terrain pour des historiens : collecte de données, enquête orale, observation participante, rapport aux sources et à la mémoire collective (L C 2020).
Bibliographie : pour une première approche, voir Stéphane BEAUD, Florence WEBER, Guide de l’enquête de terrain. Produire et analyser des données ethnographiques, Paris, Ed. La Découverte 1997 ; Daniel CEFAI, L'enquête de terrain, Paris, La Découverte/MAUSS, 2003 ; Stéphane Beaud, « L'usage de l'entretien en sciences sociales. Plaidoyer pour ‘‘l'entretien ethnographique’’ », Politix, vol. 9, n°35, 1996, p. 226-257.
Ce cours constitue l'un des trois cours fondamentaux du Master 1 d'Archéologie au S1.
L’archéogéographie étudie l’histoire des territoires et des formes des paysages à différentes périodes mais aussi leur évolution dans la longue durée. Il s’agit autant des formes parcellaires agraires ou urbaines que des routes et chemins ou encore les formes des paysages liées à l’hydrographie ou à la végétation. Ce cours se focalisera en particulier sur la question des parcellaires historiques, en contexte rural aussi bien qu'urbain.
Les parcellaires représentent une « source » extrêmement riche d’enseignements sur l’environnement ancien, sur l’aménagement des terroirs historiques et sur l’organisation socio-économique et spatiale des sociétés. Le cours entend initier les étudiants à cette problématique de recherche, portée aussi bien par les archéologues que par les archéogéographes, qui offre l’avantage d’insérer les sites archéologiques (des « points ») dans un espace plus large et d’étudier pour eux-mêmes la dynamique des espaces ruraux et urbains. Pour cela, les parcellaires seront abordés de manière méthodologique (comment les étudier ?), chronologique (de la Protohistoire à la période moderne) et diachronique (quelles sont les dynamiques de longue durée à l’œuvre ?). Enfin, le cours intégrera une ou des petites études de cas afin de former les étudiants à l’analyse archéogéographique.
Séminaire de master - Tronc commun
Groupe 4