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Autour de l’Apocalypse d’Angers

En lien avec le projet « Mise en scène(s) de l’Apocalypse : bilans et nouvelles perspectives de recherche sur la tapisserie d’Angers » porté par l’université Rennes 2 et l’université d’Angers, ce séminaire propose d’interroger les multiples facettes de cette œuvre majeure de la fin du XIVe siècle, fruit de la collaboration d’un peintre flamand, Jean de Bruges, et d’un lissier parisien, Nicolas Bataille, réunis à la demande du frère du roi Charles V, le duc Louis Ier d’Anjou. La première partie sera consacrée à une réflexion sur les enjeux techniques, stylistiques, iconographiques et médiatiques de cette commande monumentale réalisée entre 1373 et 1380, la plus grande (144m) et la plus ancienne tapisserie historiée parvenue jusqu’à nous. Une attention particulière sera portée à la manière dont cette œuvre a pu faire dialoguer différents arts, la peinture, l’enluminure et la tapisserie, d’une part, mais aussi le théâtre et l’architecture, d’autre part, tant lors de sa conception que de son exposition. La seconde partie portera sur sa fortune à partir du XIXe siècle jusqu’à son exposition définitive au château d’Angers en 1954 dans une salle spécialement aménagée. Déposée à la fin du XVIIIe siècle et découpée pour en faire des doublures de rideaux, des paillassons et des voiles d’hivernage pour les plantes, la tapisserie de l’Apocalypse fut sauvée de la destruction par le chanoine Joubert en 1846 en plein contexte de redécouverte de l’art médiéval. On s’intéressera, en particulier, aux différentes phases de restauration qui eurent cours durant la seconde moitié du XIXe siècle et qui rendent bien compte de l’évolution des techniques et du regard que ce siècle a pu porter sur le Moyen Âge. La dernière séance sera consacrée aux tapisseries du Chant du monde de Jean Lurçat (1957-1965), une œuvre sur les désastres de la guerre et le salut de l’humanité directement inspirée de la commande de Louis Ier d’Anjou.
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