Cours sur les historiens grecs
Par la lecture suivie d’un corpus d’extraits distribués en classe, le cours présentera le genre historiographique à ses débuts en apportant une attention particulière aux spécificités de chaque auteur, à leur projet et à leur théorie de l’histoire, à la critique des sources et à la méthode comparative. Les principaux auteurs au programme seront Hérodote (L’Enquête, ou Histoire), Thucydide (La guerre du Péloponnèse), Xénophon (Anabase, Cyropédie) et Polybe (Histoire).
Par la lecture suivie d’un corpus d’extraits distribués en classe, le cours présentera le genre historiographique à ses débuts en apportant une attention particulière aux spécificités de chaque auteur, à leur projet et à leur théorie de l’histoire, à la critique des sources et à la méthode comparative. Les principaux auteurs au programme seront Hérodote (L’Enquête, ou Histoire), Thucydide (La guerre du Péloponnèse), Xénophon (Anabase, Cyropédie) et Polybe (Histoire).
- Lærer: Sophie Vandermeeren-Ferreri
La culture politique sous le Haut-Empire
Quelle était la culture politique des habitants de l’Empire romain aux trois premiers siècles de notre ère ? Quelles étaient leur appréhension du pouvoir romain et leurs attentes vis-à-vis de celui-ci ? Après une introduction consacrée au fonctionnement des institutions et de la vie politique à Rome, seront étudiées l’éducation politique, la diffusion des idées politiques dans l’Empire, la figure de l’empereur entre hommes et dieux, construite à partir de références héroïques (son statut après sa mort, celui d’un divus et non d’un deus, était celui d’un héros). Ce cours a pour objectif d’analyser la nature des liens entre les gouvernés et une figure du pouvoir à la fois proche et lointaine, l’expression de la loyauté envers celle-ci et les formes de la contestation.
Bibliographie indicative :
S. Benoist, Rome, le prince et la cité, Paris, 2005.
C. Courrier, La plèbe de Rome et sa culture, Rome, 2014.
F. Millar, The emperor in the roman world (31 BC-AD 337), Londres, 1992.
A. Gangloff, Pouvoir impérial et vertus philosophiques. L’évolution de la figure du bon prince sous le Haut-Empire, Leyde-Boston, 2018.
Quelle était la culture politique des habitants de l’Empire romain aux trois premiers siècles de notre ère ? Quelles étaient leur appréhension du pouvoir romain et leurs attentes vis-à-vis de celui-ci ? Après une introduction consacrée au fonctionnement des institutions et de la vie politique à Rome, seront étudiées l’éducation politique, la diffusion des idées politiques dans l’Empire, la figure de l’empereur entre hommes et dieux, construite à partir de références héroïques (son statut après sa mort, celui d’un divus et non d’un deus, était celui d’un héros). Ce cours a pour objectif d’analyser la nature des liens entre les gouvernés et une figure du pouvoir à la fois proche et lointaine, l’expression de la loyauté envers celle-ci et les formes de la contestation.
Bibliographie indicative :
S. Benoist, Rome, le prince et la cité, Paris, 2005.
C. Courrier, La plèbe de Rome et sa culture, Rome, 2014.
F. Millar, The emperor in the roman world (31 BC-AD 337), Londres, 1992.
A. Gangloff, Pouvoir impérial et vertus philosophiques. L’évolution de la figure du bon prince sous le Haut-Empire, Leyde-Boston, 2018.
- Lærer: Anne Gangloff
- Lærer: Cecile Corbel
- Lærer: Françoise Morzadec
- Lærer: Judith Rohman
- Lærer: Anne Rolet
- Lærer: Benoit Sans
- Lærer: Sophie Vandermeeren-Ferreri

Le corps féminin est au centre des regards. Comme le remarque la philosophe Mara Montanaro, la femme est d’abord l’Alter, l’Autre, qu’il convient de domestiquer. Pour les féministes en effet, les discours sur le corps des femmes marquent le début d’un continuum de violences physiques et psychologiques (Christelle Taraud). Dans cette optique, le corps de la sorcière serait le premier lieu où s’inscrivent les violences faites aux femmes.
À travers un corpus de textes contemporains, nous chercherons à analyser le déplacement des discours sur le corps féminin, à travers des représentations intersectionnelles de la figure de la sorcière. Nous articulerons à des discours historiques ou historicisants (Malleus Maleficarum d’Institoris et Sprenger, Les Évangiles des Quenouilles, La Sorcières de Michelet mais aussi Caliban et la sorcière de Silvia Federici et Sorcières. La puissance invaincue des femmes de Mona Chollet) un ensemble de récits fictionnels contemporains (de Maryse Condé avec Moi, Tituba, sorcière… Noire de Salem à Mariana Enriquez avec les sorcières genderfluid de Notre part de Nuit). Nous interrogerons la façon dont le corps des sorcières devient un espace organique polarisant injonctions politiques et revendications antipatriarcales. Plus globalement, il s’agira de dessiner un parcours littéraire à partir d’un exemplier de textes divers et de deux romans en lecture intégrale, Mille Pertuis. La sorcière sans nombril de Julia Thévenot et La Huitième fille de Terry Pratchett.
À travers un corpus de textes contemporains, nous chercherons à analyser le déplacement des discours sur le corps féminin, à travers des représentations intersectionnelles de la figure de la sorcière. Nous articulerons à des discours historiques ou historicisants (Malleus Maleficarum d’Institoris et Sprenger, Les Évangiles des Quenouilles, La Sorcières de Michelet mais aussi Caliban et la sorcière de Silvia Federici et Sorcières. La puissance invaincue des femmes de Mona Chollet) un ensemble de récits fictionnels contemporains (de Maryse Condé avec Moi, Tituba, sorcière… Noire de Salem à Mariana Enriquez avec les sorcières genderfluid de Notre part de Nuit). Nous interrogerons la façon dont le corps des sorcières devient un espace organique polarisant injonctions politiques et revendications antipatriarcales. Plus globalement, il s’agira de dessiner un parcours littéraire à partir d’un exemplier de textes divers et de deux romans en lecture intégrale, Mille Pertuis. La sorcière sans nombril de Julia Thévenot et La Huitième fille de Terry Pratchett.
- Lærer: Jailys Duault

