
Le corps féminin est au centre des regards. Comme le remarque la philosophe Mara Montanaro, la femme est d’abord l’Alter, l’Autre, qu’il convient de domestiquer. Pour les féministes en effet, les discours sur le corps des femmes marquent le début d’un continuum de violences physiques et psychologiques (Christelle Taraud). Dans cette optique, le corps de la sorcière serait le premier lieu où s’inscrivent les violences faites aux femmes.
À travers un corpus de textes contemporains, nous chercherons à analyser le déplacement des discours sur le corps féminin, à travers des représentations intersectionnelles de la figure de la sorcière. Nous articulerons à des discours historiques ou historicisants (Malleus Maleficarum d’Institoris et Sprenger, Les Évangiles des Quenouilles, La Sorcières de Michelet mais aussi Caliban et la sorcière de Silvia Federici et Sorcières. La puissance invaincue des femmes de Mona Chollet) un ensemble de récits fictionnels contemporains (de Maryse Condé avec Moi, Tituba, sorcière… Noire de Salem à Mariana Enriquez avec les sorcières genderfluid de Notre part de Nuit). Nous interrogerons la façon dont le corps des sorcières devient un espace organique polarisant injonctions politiques et revendications antipatriarcales. Plus globalement, il s’agira de dessiner un parcours littéraire à partir d’un exemplier de textes divers et de deux romans en lecture intégrale, Mille Pertuis. La sorcière sans nombril de Julia Thévenot et La Huitième fille de Terry Pratchett.
À travers un corpus de textes contemporains, nous chercherons à analyser le déplacement des discours sur le corps féminin, à travers des représentations intersectionnelles de la figure de la sorcière. Nous articulerons à des discours historiques ou historicisants (Malleus Maleficarum d’Institoris et Sprenger, Les Évangiles des Quenouilles, La Sorcières de Michelet mais aussi Caliban et la sorcière de Silvia Federici et Sorcières. La puissance invaincue des femmes de Mona Chollet) un ensemble de récits fictionnels contemporains (de Maryse Condé avec Moi, Tituba, sorcière… Noire de Salem à Mariana Enriquez avec les sorcières genderfluid de Notre part de Nuit). Nous interrogerons la façon dont le corps des sorcières devient un espace organique polarisant injonctions politiques et revendications antipatriarcales. Plus globalement, il s’agira de dessiner un parcours littéraire à partir d’un exemplier de textes divers et de deux romans en lecture intégrale, Mille Pertuis. La sorcière sans nombril de Julia Thévenot et La Huitième fille de Terry Pratchett.
- Enseignant: Jailys Duault