L’utilisation de modèles est récurrente dans le processus de création artistique, quelles que soient les époques. Celle-ci fut d’autant plus intense durant l’Antiquité et le Moyen Âge que les artistes de ces époques n’inventèrent rien au sens moderne du terme : ils ne créèrent jamais ex nihilo mais ils s’approprièrent un répertoire formel et un savoir-faire qu’ils transformèrent et transmirent à leur tour, ce qui ne les empêcha pas de faire preuve d’imagination. Ce cours propose d’étudier quelques œuvres fameuses de l’Antiquité qui servirent de modèles à des générations d’artistes et la façon dont elles ont pu être réemployées, réactualisées et parfois instrumentalisées dans le monde antique d’abord, puis par l’Occident médiéval. Une visite au musée du Louvre sera organisée pour l’occasion.
Historiographie de l'architecture, du XVIIe au XXe siècle
Descriptif du cours : Ce cours diachronique (époque médiévale - époque contemporaine) porte sur les relations entre histoire de l’art et anthropologie. L’anthropologie de l’art s’entend comme étant l’étude d’un rapport complexe de l’homme à l’art en prise avec la société. La production des oeuvres d’art et des images comme pratique humaine est une opération culturellement déterminée. Les artefacts ont une ou plusieurs fonctions spécifiques dans les sociétés qui les voient naître ou qui se les approprient. Ils façonnent celles-ci tout comme elles les façonnent. C’est de cette « agentivité » du gisant médiéval, de la coiffe yoruba ou de l’œuvre d’art contemporain dont il sera question, en se focalisant sur des pratiques culturelles liées à la mort ou à la destruction des images.

Enseignants : Bruno Boerner & Baptiste Brun
MASTER 1 HISTOIRE DE l'ART - UEM M1 REPATS SEMESTRE 7
Ce cours propose de déjouer les évidences muséales : conserver et montrer ne vont pas de soi, pas plus que sortir des objets de leur contexte d'usage. Production singulière de l'Occident, le musée a été au XXe siècle l'objet d'élaborations multiples dont il s'agira de retracer les grandes étapes. La première partie de ce cours se concentrera sur l’histoire des musées d’ethnographie, les débuts de la muséologie participative et le courant de la nouvelle muséologie. Si le cas français et la figure de Georges Henri Rivière seront tout particulièrement examinés, des initiatives nées au Mexique, au Québec et dans les communautés africaines-américaines seront également étudiées.
Ce cours prolonge celui du semestre 7. Il étend la perspective au monde non-européen : quels appropriations, transformations ou rejets l'institution muséale connaît-elle aujourd'hui ? L’exemple du Japon et celui des communautés autochtones seront abordés. Il s’agira de distinguer des logiques propres de représentation de soi et des conceptions différenciées de la conservation préventive. On examinera plusieurs cas en Amérique du Nord et dans le Pacifique (Museum of the American Indian, Te Papa Tongarewa notamment) de même qu’on s’arrêtera sur les discussions animant les peuples sámi ou aïnou. Un segment important sera consacré aux pluralités épistémiques.